DE SOIE, D’IVOIRE ET DE GEMMES, voyage des œuvres byzantines vers l’Occident médiéval
8 Mars 2027 14:15
MÉMOIRE DE L'ART ::: LES ARTS DE BYZANCE ET DES CHRÉTIENTÉS EN ORIENT
LUNDI 8 MARS > de 14H15 à 15H45 ou de 17h30 à 19h00 > Amphithéâtre de l'Université - rue Marcoz
Isabelle BARDIÈS-FRONTY, Conservateur général, Musée de Cluny
DE SOIE, D’IVOIRE ET DE GEMMES, voyage des œuvres byzantines vers l’Occident médiéval
Dans son Livre des miracles de Sainte-Foy, Bernard d’Angers évoque « les richesses du trésor où brillent dans une gracieuse variété tant de bijoux d’or et d’argent, tant d’ornements et de manteaux, tant de pierreries ». Gageons qu’il envisageait ainsi certaines des œuvres byzantines arrivées en Rouergue autour de l’an 1000.
En effet, au-delà de l’exemple de Conques, de nombreux objets de liturgie ou de vénération attestent un voyage de l’Orient vers l’Occident. Certains grands ensembles, comme ceux d’Aix-la-Chapelle, de Saint-Maurice d’Agaune, d’Hildesheim, de Saint-Denis ou encore de la Sainte-Chapelle sont les témoignages du rang qui y était conféré à l’art byzantin.
Outre l’émerveillement qu’elles suscitaient, les œuvres byzantines ont tenu un rôle fécond dans la création des artistes en Occident, à partir du VIIIe siècle, puis tout au long du Moyen Âge.
Illustration : L’empereur Constantin Ier présentant un modèle de la ville à Marie, détail de la mosaïque de l’entrée sud-ouest de de l’ancienne basilique Sainte-Sophie de Constantinople (Istanbul, Turquie)