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andre jacquesPour la soirée d’ouverture, les Amis des musées se pencheront sur les plus anciens signes de la main de l’homme, vieux de 73 000 ans et découverts dans la grotte de Blombos en Afrique du Sud. Non figuratives, ces œuvres précèdent de 33 000 années les plus anciens dessins connus et témoignent du développement cognitif de ces si lointains ancêtres.

Le premier cycle de conférences s’attachera à découvrir des collectionneurs et leurs collections, de Mazarin à Paris, à Barbier-Mueller à Genève, en passant par Guggenheim, Frick... aux Etats-Unis, Chtchoukine à Moscou et Agnelli à Turin. Les trésors qu’ils ont su rassembler avec passion nous émouvront à notre tour.

Le second cycle portera sur cette constance étonnante dans l’histoire de l’art mondial consistant à... peindre les murs. Des grottes ornées au Street-art, nous voyagerons entretemps à Pompéi, dans les églises romanes, à Sienne et Assise et au Mexique du XXème s.

C’est à de tout autres voyages que vous convie notre responsable des voyages Sylviane de Bortoli : Chicago, ville mythique, d’un côté, et une croisière impressionniste de Honfleur à Paris de l’autre ! Nul doute que nos amis voyageurs répondront présents pour l’un ou pour l’autre !

La matinée L’Art rencontre explorera tous les arts qui ont jailli du numérique, sur lesquels planchent les étudiants de l’Université Savoie Mont Blanc dans le département Communication et Hypermédia, l’un des rares de l’université française.

Les six cours de Mémoire de l’art nous emmèneront sur d’autres chemins : ceux qu’ont parcourus les pélerins du Moyen-Âge, en montrant comment l’érection de sancutaires embellis d’œuvres d’art et l’élaboration de routes et d’hospices d’accueil, aux aspects économiques indéniables, ont répondu à des démarches de foi.

L’Escapade à Paris nous permettra de découvrir les lieux insolites que recèle notre capitale, comme le quartier Montmartre et son musée, riche en street-art,tandis que le week-end des Amis, préparé par notre vice-présidente Céline Damian devra beaucoup à sa connaissance profonde et passionnée de l’Italie. Rivoli, Saluce et Alba, dite « la ville aux cent tours » nous révéleront tous leurs charmes.

Nous mettrons ensemble en pratique les conseils de Jeanne Benameur dans son dernier et si beau livre Ceux qui partent : « Laisser venir à l’intérieur de soi, portés par quelque chose que l’on ignorait encore mais que révèle la peinture, les émotions profondes qui nous habitent. Comme si ce pouvoir à éveiller en soi une vie retenue, inconnue, naissait de la fragilité même de l’étrange assemblage de traits et de couleurs ».

Tous les bénévoles des Amis des musées de Chambéry ont œuvré pour que votre saison soit belle ! Suivons-les dans leurs coups de cœur !

Anne BUTTIN
Présidente des Amis des Musées de Chambéry

paolo caliariUn mot de Marie-Anne GUÉRIN, Conservateur du patrimoine, Directrice du Musée Savoisien

Musée Savoisien, une préparation active !

Les travaux du Musée Savoisien ont connu, comme dans toute la France, un coup d’arrêt du fait du confinement. Le chantier s’est interrompu alors que la dernière campagne de fouilles archéologiques venait de s’achever. Rendue difficile par les remontées de la nappe phréatique, elle a néanmoins permis de mettre à jour des structures de bâtiments dans différentes pièces, le niveau de sol du XIIIe siècle, de nouvelles sépultures ainsi que des latrines du début du XVIe siècle dans l’aile est du musée. Servant autant de toilettes que de poubelles voire de dépotoirs, les latrines conservent souvent des restes alimentaires ou d’autres objets. Dans le cas du musée, les latrines baignaient en partie dans la nappe phréatique, un milieu humide propice à la conservation des matières organiques. L’équipe d’Archéodunum a ainsi pu mettre à jour des carreaux de poêle en céramique, deux assiettes en bois tourné, une assiette en métal pliée, une cruche, des fragments de verres mais a également pu effectuer des prélèvements dont l’analyse permettra de connaître le régime alimentaire de ses derniers usagers. Nous avons donc hâte de connaître ce que mangeaient ceux qui vivaient ici... peut-être le prieur du couvent ? La campagne de fouilles se poursuit désormais par une phase d’analyse en laboratoire et d’étude. Elle fera l’objet d’un rapport de fouilles mais aussi de communications publiques. Une partie des objets exhumés ainsi que les résultats de l’étude seront intégrés au nouveau parcours de visite.

Les fouilles ont été conduites en co-activité avec les travaux. La reprise des dalles pour répondre aux problématiques de sécurité incendie se traduit par une intense et délicate activité de déconstruction reconstruction. Les lucarnes de toit ont été posées. Elles permettront d’exploiter le dernier étage pour abriter un atelier pédagogique, les bureaux, la bibliothèque documentation et la bibliothèque de la Société savoisienne d’histoire et d’archéologie.

Pendant la fermeture, une partie de l’équipe du musée poursuit la préparation du futur parcours permanent. Les objets ont été sélectionnés et partent en restauration par vague, en fonction de leurs matières et méthode de production. L’équipe technique commence à produire des socles afin de présenter et sécuriser les objets. Les textes sont en cours d’achèvement tandis que la conception des films documentaires, des films d’animation et des jeux est au cœur de l’actualité. Enfin, une partie de l’équipe poursuit le chantier des collections en saisissant dans la base de données, en dépoussiérant et en reconditionnant les collections d’estampes, de médailles et de textiles.

paolo caliariUn mot de Caroline BONGARD, Conservateur du patrimoine, Directrice des Musées de la ville de Chambery

Au moment de l’écriture de cet édito, les dates de fin de confinement et les règles de restrictions associées ne sont pas connues. Pour l’heure, le musée des Beaux-Arts de Chambéry maintient la programmation de deux grands temps forts en 2020-2021.

La rentrée sera marquée par le retour de deux de ses chefs-d’œuvre qui ont fait l’objet d’une campagne de levée de fonds exemplaire menée avec les Amis d’Hector, club des mécènes des musées de la ville : Judith présentant la tête d’Holopherne et La Mort de Didon, peints par Mattia Preti vers 1655. Après deux années passées dans les ateliers du C2RMF de Versailles entre les mains d’une équipe de restaurateurs, les deux toiles retrouveront leur écrin à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine. Pour l’évènement, un accrochage au cœur des collections du musée abordera la peinture napolitaine des années 1655, avec le prêt exceptionnel de deux œuvres de Mattia Preti provenant du musée de Capodimonte de Naples. Un film et une installation en réalité virtuelle reviendront sur la restauration fondamentale des deux toiles chambériennes.

À l’automne, l’art brut fera son grand retour au musée des Beaux-Arts de Chambéry avec une exposition organisée en partenariat avec le LaM, Lille Métropole Musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut, autour des trois grandes figures de la peinture spirite : Augustin Lesage (1876-1954), Victor Simon (1903-1976) et Fleury Joseph Crépin (1875-1948). Au milieu du XIXe siècle, la vague spirite, née aux États-Unis, arrive en France. Communiquer avec les esprits devient rapidement un phénomène de société dans tous les milieux. À partir de 1870, les guerres, qui bouleversent l’Europe, provoquent le regain de ces pratiques. Guidés par les voix, ces trois artistes autodidactes réalisent des œuvres étranges et d’une grande qualité plastique, dans lesquelles les influences et motifs d’origines chrétiennes, hindoues, orientales ou encore inspirées de l’Égypte antique se mêlent à des motifs géométriques minutieux.

Présentée du 7 novembre 2020 au 7 mars 2021, cette exposition clôturera la saison avant la fermeture du musée pour travaux, qui donneront l’occasion d’offrir au visiteur un nouveau parcours dans les collections du musée. La date d’ouverture dépendra du contexte sanitaire auquel nous ferons face ces prochains mois. Toute l’équipe des musées municipaux de Chambéry reste mobilisée dans cette période difficile, travaillant pour l’avenir et demeurant au service du patrimoine artistique et des publics.