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CYCLE 1 ARRET SUR IMAGES / "L'art plus fort que la guerre"

Catégorie
CONFERENCES
Date
13 novembre 2017 19:30
Lieu
Théâtre C. Dullin - Le Manège

azzamConférences présentées par Ulrike KASPER
Docteur en histoire de l'art

LUNDI 13 NOVEMBRE 19h30 au théâtre Charles Dullin

L’ART FACE A LA GUERRE : L'ART COMME TEMOIN, ECHAPPATOIRE ET ESPOIR

Si la guerre est considérée comme héroïque jusqu’à l’époque napoléonienne, Goya est le premier à témoigner de ses atrocités ; des scènes reprises et actualisées au XXe siècle par Yan Pei-Ming. Depuis, les artistes n’ont cessé de dénoncer les dérives de la guerre : Picasso en peignant Guernica comme une vision universelle de la souffrance, Tammam Azzam en transposant virtuellement des tableaux célèbres dans une Syrie meurtrie, ou encore l’étonnant Mircea Cantor produisant une collision entre geste artisanal et machine de guerre. Sans tabou, l’art réveille en nous une conscience collective : que faire face à la guerre ?

LUNDI 20 NOVEMBRE 19h30 au théâtre Charles Dullin

L’ART ET LA PAIX : AU DE-LA DES MURS

Avec sa célèbre série des Nymphéas Claude Monet a révélé la paix intérieure dans un monde troublé par la guerre. Par leurs visions romantiques et spirituelles, les artistes de l’expressionnisme abstrait ont libéré les émotions fortes pour conduire le spectateur au-delà des souffrances subies durant la deuxième guerre mondiale. Au retour de la paix, avec humour, ironie et pertinence, Christo, Nam June Paik et Banksy ont su détourner symboliquement les murs construits sous la guerre froide. A une époque où on reconstruit des barrières en fil barbelé, les artistes nous maintiennent en alerte et nous apprennent à regarder plus loin que nos frontières.

dashtiLUNDI 27 NOVEMBRE 19h30 au Centre de Congrès le Manège

L'ART ET LES DROITS DE L'HOMME : ART COMME LIBERTE ET RESISTANCE

Durant la deuxième guerre mondiale, les Surréalistes se sont engagés pour la défense des droits de l’homme, en se servant de matériaux pauvres et de beaucoup d’imagination. Se nos jours, les artistes n’ont pas fini de nous surprendre : avec ses photographies décalées associant la burqa à un outil de ménage, l’artiste iranienne Shadafarin Shadirian nous questionne sur le rôle de la femme. Le photographe iranien Gohar Dashti met en scène des situations stéréotypées sur un terrain de guerre, tournant les gestes quotidiens dans l’absurde. Jusqu’aux « interpellations » dérangeantes de l’artiste chinois Ai Weiwei, confrontant l’europe à sa gestion des r éfugiés. L’art n’est-il pas le premier pas vers la liberté ?

> Illustration : La petite fille et soldat, Banksy, 2012.