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L’ART RENCONTRE L’ANIMAL - LA REPRÉSENTATION PICTURALE DE L’ANIMAL, miroir de la compréhension de notre humanité

Catégorie
CONFERENCES
Date
17 novembre 2018 09:15
Lieu
Théâtre Charles Dullin

L’ART RENCONTRE L’ANIMAL

LA REPRÉSENTATION PICTURALE DE L’ANIMAL, miroir de la compréhension de notre humanité

[9h15-10h30]

Céline BONICCO-DONATO, Agrégée et docteur en philosophie, maître de conférences à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, Université Grenoble Alpes.

Si notre relation à l’animal a tendance depuis l’époque moderne à s’inscrire dans une dichotomie tranchée, selon laquelle notre humanité se construirait en rupture avec l’animalité, tel n’a pas toujours été le cas. Cette démarcation émerge au cours d’une longue histoire philosophique dont nous nous proposons de retracer les grandes étapes en mettant en dialogue textes théoriques et œuvres picturales. Depuis la philosophie grecque jusqu’à la philosophie contemporaine, l’on assiste à un changement de paradigme dans la compréhension de l’animal en fonction de la manière dont la nature humaine s’est pensée et a cherché à s’affirmer. Comment ces différentes positions théoriques ont-elles nourri et nourissent-elles des représentations picturales très différentes de l’animal ? De l’animal-homme à l’animal-être sensible en passant par l’animal-objet, autant de représentations qui dessinent les frontières de notre humanité.

L’ANIMAL DANS L’ART, le reflet d’une société ?

[10h45-12h00]

Ulrike KASPER, Docteur en histoire de l’art.

Si l’animal apparait dans l’art, depuis la peinture des grottes via les natures mortes du 17ème siècle jusqu’à l’art contemporain sous des formes les plus étonnantes : comme être vivant, comme mort, ou tout simplement et cruellement comme viande, c’est que l’homme entretient un lien très fort et particulier avec lui. Au-delà des rituels et sacrifices, l’animal semble être la métaphore de nos désirs de liberté, de nos souffrances, et surtout le reflet de notre angoisse permanente face à la mort. Si le spectateur montre une grande admiration pour les trophées de chasse de Chardin ou les chevaux indomptables de Géricault, il est souvent plus retenu, voire choqué par l’usage qu’en font les artistes contemporains : que penser face à un requin mort suspendu en silence dans une boîte à formol ? Comment ne pas se sentir terrifié par les poulets enflammés de Adel Abdessemed ? Est-ce de la provocation ou la volonté d’éveiller la conscience du public ?